Evolution

Les 5 facteurs qui ont fait ma réussite scolaire

Il y a un an, j’ai eu l’honneur de m’adresser à des lycéens lors d’une conférence organisée à  l’église Evangélique Réformée du Christ à Strasbourg. Cette conférence avait pour but de fournir à ce groupe de jeunes gens toutes les clés nécessaires à leur réussite, et plus particulièrement à l’approche du bac. Je remercie les dirigeants du groupe des jeunes qui m’ont fait confiance pour cette belle opportunité de partager mon expérience de l’une des périodes les plus belles de ma vie : le passage du bac !

En cette période de rentrée, j’ai donc décidé de faire profiter à mes jeunes lecteurs les 5 ingrédients de ma réussite.

1- PASSION

– Ayez de l’ambition. Vous n’êtes jamais trop jeunes pour ça. Personnellement, lorsque j’étais lycéenne, c’est mon père qui voyait grand pour moi. Je me suis appropriée cette ambition et m’en suis servie comme moteur de ma volonté d’exceller. Même si les choses ne se sont pas exactement passées comme lui le voulait après mon bac, mon père m’a appris à ne jamais voir trop petit pour moi. Et cette foi en moi s’est confirmée lorsque j’ai découvert le verset qui est aujourd’hui ma devise : je puis TOUT par CHRIST qui me fortifie (Philippiens 4 :13).

Ayez de l’ambition. Vous n'êtes jamais trop jeunes pour ça. Click To Tweet

– Lorsqu’il s’agit d’orientation, apprenez à vous connaître pour CHOISIR QUELQUE CHOSE QUE VOUS AIMEZ. Pas ce que votre père aime, pas ce que vos amis aiment. Ecoutez-VOUS. Comme mentionné précédemment, mon père avait des plans déjà tout tracés pour mes études depuis le jour de ma naissance ! Et dans ce plan, j’étais censée passer un bac en filière scientifique. Selon lui, c’était la filière d’excellence. Selon moi, j’aurais eu des résultats moyens dans cette filière. Je préférais donc faire le pari d’exceller en Sciences Economiques et Sociales, plutôt que d’être une bachelière moyenne en filière scienttifique. J’ai obtenu mon bac avec presque 16 de moyenne (j’ai raté la mention très bien de quelques dixièmes), et jusqu’à aujourd’hui, je ne regrette pas de lui avoir tenu tête. J’aurais certainement haï la filière scientifique… parce que ce n’était pas mon choix. D’ailleurs, dans la suite de mes études, j’ai laissé mon père m’orienter vers des filières qui ne m’intéressaient même pas. J’ai réussi dans ces filières, mais maintenant que j’ai trouvé mon domaine de prédilection, je me dis que j’aurais pu m’éviter quelques détours et bien des difficultés dans mon parcours.

L’importance de choisir quelque chose que j’aime se trouve dans le fait que je connais mon tempérament passionné. Ce tempérament faisait de moi une personne infatigable lorsqu’il s’agissait de travailler certaines matières. Aujourd’hui c’est cette même passion qui guide mes choix d’orientation professionnelle. La passion a toujours été pour moi garantie de ne jamais m’ennuyer dans ce que je ferais. Et si je ne m’en lasse pas, alors je suis sûre d’investir assez de temps de travail dans cette activité. Et si j’y travaille dur, alors je suis sûre de réussir. Pour moi, passion et succès sont indissociables.

2- DISCIPLINE

  • Trouvez une routine à suivre DES LE DEBUT DE L’ANNEE : journalière, hebdomadaire ET mensuelle. Ma routine était minutieusement chronométrée : en rentrant du lycée, après un petit moment de détente (30 – 45 minutes), je m’exerçais 1 heure au piano (de 18 à 19h). Ensuite je dînais, puis je faisais mes devoirs et révisais mes cours jusque 23h00. Je dédiais chaque heure de permanence au fait de prendre de l’avance sur mes devoirs pour pouvoir consacrer ma soirée à la rédaction de fiches du jour. Je m’assurais que ces fiches étaient rédigées de manière hebdomadaire après une sieste lors de mes après-midi libres (souvent, les mercredis et samedi), et je m’accordais le dimanche pour ne toucher à aucun de mes cahiers et ainsi décompresser. Je prenais le temps d’apprendre mes fiches par cœur au début de chaque période de vacances scolaires, et si j’avais une interrogation le lundi, je me levais un peu plus tôt le matin pour relire rapidement des cours que je connaissais déjà par cœur (à force de « ficher »). Personne ne m’a imposée cette routine, je me la suis imposée en fonction de ce qui me convenait le mieux. Je ne la recommande pas forcément à tout le monde, mais le principe reste le même : trouvez le rythme de travail le plus efficace pour vous. 

Proverbes 6 :6-11 (PDV) « Regarde la fourmi, paresseux ! vois comment elle se conduit, et tu deviendras un sage. La fourmi n’a pas de chef, ni de surveillant, ni de patron. Pendant la bonne saison, elle amasse la nourriture. Au moment de la récolte, elle fait des réserves »

-TENEZ-Y VOUS. Ce ne sera pas facile tous les jours. Soyons honnêtes, les jours où vous n’aurez aucune envie d’obéir à vos propres directives viendront. Mais je peux vous assurer que les fruits de cette discipline en valent la peine. Le premier avantage qui a résulté de mes efforts a été une incroyable sérénité pour moi lorsque la fin d’année est arrivée. J’ai passé mon bac dans un calme et une paix qui surprenaient mes collègues de classe, qui eux, se retrouvaient à faire des fiches en pleine nuit PENDANT le passage des épreuves. Mon calme provenait de tous les efforts de préparations que j’avais fournis depuis le début de l’année. Certes, j’étais fatiguée : pendant la période de révisions, j’ai d’ailleurs davantage dormi que relu mes cours. Mais j’avais déjà fait un tel travail en amont, que cette fatigue n’a pas pu perturber ma confiance, et à terme, mes résultats. Pendant les épreuves, je relisais à peine mes fiches. Je me levais pour aller aux épreuves, et au retour, tout ce que je pouvais faire c’était… Dormir!

Le second fruit de cette discipline a été d’obtenir une confiance totale de mes parents. Ils me voyaient fournir tellement d’efforts, que parfois c’était même eux qui pensaient à me faire décompresser, en me faisant plaisir avec de petites attentions. Voir vos parents vous demander d’arrêter de travailler, c’est pas le rêve, sérieusement ?

3-SOLEMENT

Votre routine ne sera pas la même que celle d’un autre. Il vous faudra être SEUL, et apprendre à dire NON à vos loisirs, et à vos amis parfois. C’est un SACRIFICE qu’il vous faut être prêt à faire. D’ailleurs, si ces personnes sont vraiment vos amis, alors elles tiennent à votre réussite. Ils comprendront l’importance de ce sacrifice pour vous et ne vous feront ni culpabiliser, ni dévier du choix que vous avez choisi. BIEN PLUS, s’ils vous encouragent ou vous corrigent lorsque vous commencez à vous en détourner, GARDEZ CE GENRE D’AMIS. Je n’ai que 23 ans, mais je sais que des amis comme ça on en trouve très peu dans une vie, surtout au stade du collège ou du lycée. Parfois ces bons amis, vous ne les trouverez même pas au lycée. Ne les cherchez même pas, Dieu sait que vous en avez besoin et il vous équipera.

3- AUDACE

L’excellence fait partie de votre IDENTITE. Click To Tweet

SACHEZ QUI VOUS ETES. Connaître votre identité vous aidera à savoir adopter des les bonnes attitudes, et prendre les bonnes décisions. Parmi les décisions que vous devez absolument prendre, celle de NE PAS AVOIR PEUR D’ETRE EXCELLENT. L’excellence fait partie de votre IDENTITE.

Matthieu 5 :13 « Vous êtes le sel de toute la terre. Mais quand le sel perd son goût, comment lui rendre son bon goût ? Il ne sert plus à rien. On le jette dehors et les gens marchent dessus. »

On sait tous que le sel a le rôle d’exhausteur de goût. Sachez que dans votre classe, vous êtes censés être l’exhausteur du niveau. Sans vous votre classe n’a plus de goût. Vous êtes censé être un PILIER de la classe. Vous n’êtes pas FAITS pour être « dans la moyenne » ou « comme les autres ». Ne vous contentez pas de peu : Dieu a prévu de faire de vous des LEADERS. TOUS, et chacun d’entre nous, avons un voire plusieurs domaines dans lesquels il est prévu que nous réussissions de manière extraordinaire. Les leaders se fondent rarement dans la masse. Arrêtez d’essayer de vous faire accepter dans un cercle où on ne trouve que la médiocrité. Etre populaire, ou le plus drôle de la classe ne vous donnera pas votre bac. Le bac n’est pas un devoir commun, autrement dit, vos potes ne seront pas avec vous devant votre copie au moment de passer les épreuves. On ne gagne jamais grand-chose à juste suivre la masse. Surtout quand la masse vous fait stagner.

Etre populaire, ou le plus drôle de la classe ne vous donnera pas votre bac. Click To Tweet

Et quand on y pense, Pourquoi vouloir s’intégrer ? Souvent, lorsque l’on s’intègre, on cède à une pression de groupe dont les règles implicites ont pour seul but de ne pas mettre les autres mal à l’aise et de ne pas leur faire du mal en allant à l’encontre de la tendance globale. Mais finalement, vous ne leur rendez pas service en vous confortant les uns les autres dans la médiocrité, parce que le jour où l’un d’entre vous aura besoin de quelqu’un pour l’aider dans telle ou telle matière, VOUS NE LEUR SEREZ D’AUCUNE AIDE (retour à l’analogie du sel et de la terre). Alors qu’à la base, c’est pour CA que Dieu vous a permis d’être à l’école : BRILLER d’intelligence, ECLAIRER les autres avec votre bénédiction débordante. Chaque bénédiction vient avec une responsabilité. Etre en cours, dans notre monde, rendez-vous compte que c’est une bénédiction.  D’autres meurent pour avoir voulu recevoir une éducation scolaire. Exceller, c’est votre RESPONSABILITE. Ne serait-ce que pour montrer votre conscience du privilège qui vous est fait.

5- PERSEVERANCE

Ne vous laissez pas décourager. LE TRAVAIL PAIE. Click To Tweet

Vous n’en verrez peut-être pas tout de suite les fruits, mais tant que vous n’êtes pas arrivés à la fin de l’année, vous n’avez aucune excuse d’arrêter. Vous remarquerez également que les profs aiment les élèves qui ESSAIENT. La bonne volonté à l’école, ça paie. SURTOUT au lycée, en seconde, à cette transition 3e -2nde qui ne sera pas facile : le niveau d’exigence augmente, il faut trouver une nouvelle organisation. On est tous passés par là. J’ai été sensiblement avec les mêmes personnes de ma seconde à ma terminale, et ceux qui ont eu de meilleures appréciations et notes sur leurs dossiers scolaires n’étaient pas forcément ceux qui avaient les meilleurs résultats dès leur année de seconde. Ils ont juste maintenu la bonne attitude dans le temps.

Courage ! Je crois en vous. #YesYouCan! 

Originally posted 2016-08-29 09:04:49.

Laisser un commentaire